Claude Chaussard naît à Paris en 1954.
Un art intime, retenu à l’extrême, ouvert sur l’invisible. Qu’il travaille en deux dimensions (œuvres sur toile ou sur papier) ou en trois (livres d’artiste, sculptures ou art public), Claude Chaussard reste fidèle à la même approche : le médium décide de l’itinéraire. L’artiste met en évidence l’instant, l’éphémère. De la technique apprivoisée, maîtrisée, émerge un langage, une grammaire où tout est toujours « en train de… ». De s’effacer, de se modifier, de se développer, de durer. La pointe d’argent, comme à l’époque de Vasari, passe du gris au bronze; à la lumière, l’huile de lin se colore tandis que l’ombre l’efface. Mais si Claude Chaussard a fait du temps et de l’imprévisible les principaux instruments de son œuvre, il en a banni l’arbitraire. Lorsqu’il pince le cordeau qui claque et projette la craie, c’est avec la précision et la concentration de l’archer qui libère la flèche.