La trajectoire esthétique polymorphe, dont la qualité est soulignée dès 1955 par l'obtention du prestigieux Prix peinture du Concours du Québec, épousera les méandres du développement d'une abstraction lyrique de plus en plus affinée. André Jasmin, ce «peintre de la vie intérieure» selon les mots du poète et romancier Fernand Ouellette, se fera ouvrier des formes. André Jasmin ne délaissera jamais le fusain. Celui-ci compose toujours une part essentielle de son œuvre et entretient un dialogue fructueux avec une peinture en constante évolution. De la vie de cet être énigmatique et passionnant est née une œuvre d'une richesse encore largement inexplorée. Sa présence dans les collections – du Musée d'art Contemporain de Montréal, du Musée d'art de Joliette, du Musée de London, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée des beaux-arts du Canada et dans de multiples collections privées – atteste de la qualité et du caractère universel d'une œuvre picturale appelée à rejoindre tous les êtres curieux.