Charles DAUDELIN R.C.A. (1920-2001)

Charles Daudelin était un chercheur qui abordait chaque projet comme un problème à résoudre. En quête de la solution la plus appropriée, il considérait les contraintes comme des défis lui permettant d’explorer et ainsi d’alimenter son processus créatif. Ses recherches et nombreuses expérimentations l’ont poussé à diversifier son travail, à varier ses approches et à multiplier les matériaux, et ce, tant en peinture, en dessin et en sculpture qu’en conception de décors pour le théâtre, d’illustrations de livres ou encore de marionnettes, caractérisant son parcours unique.

Le désir de l’artiste de rendre l’art accessible s’est transposé dans ses sculptures : création de multiples et implication féconde en art public (projets d’intégration à l’architecture). Ses créations diffèrent de par leur conception et production, mais abordent souvent les mêmes thèmes, notamment celui du couple. L’idée de dualité, présente dans ses sculptures, met en relation ou en opposition le vide et le plein, la clarté et l’ombre etc.

Dès 1969, le cinétisme apparaît dans l’œuvre de Daudelin intégrant tantôt les moyens  mécaniques, tantôt les forces du vent, de l’eau et de la lumière. Daudelin composait avec l’environnement, parvenant à créer l’harmonie avec différents éléments, comme : la lumière, la nature, la matière et le temps. Il parvint ainsi à influencer notre perception et à redéfinir le concept d’espace. Ses profondes réflexions ainsi que sa démarche basée sur l’expérimentation lui ont permis d’aborder «ses» thèmes sous différents angles et d’en revisiter les configurations, afin d’en exploiter toutes les possibilités.

Charles Daudelin, né à Granby le 1er octobre 1920, s’installe à Montréal à l’âge de 19 ans afin d’étudier à l’École du meuble, avec Paul-Émile Borduas. Au cours d’un séjour de deux ans à Paris, de 1946 à 1948, il fréquente les ateliers de Fernand Léger, qu’il a rencontré auparavant à New York, et celui du sculpteur Henri Laurens.  Daudelin est reconnu comme l’artiste qui fut, avec Louis Archambault, l’un des pères de la modernité dans la sculpture au Québec et un innovateur quant à sa manière de considérer l’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement. On retrouve aujourd’hui ses œuvres dans l’espace public à Montréal, Québec, Ottawa, Paris, etc. On compte notamment, parmi les plus connues : la sculpture-fontaine Poulia à Charlottetown, Île du Prince-Édouard (1966), l’imposant bronze du Centre national des arts à Ottawa (1969), la sculpture Allegrocube devant le Palais de justice de Montréal (1973), le retable de la Chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Montréal (1980-1982), les fontaines Embâcle à la Place du Québec à Paris (1984) et Éclatement II à la Place de la Gare à Québec (1998). Ses peintures, dessins, sculptures, maquettes se retrouvent dans tous les musées d’art du Québec, mais également dans le reste du Canada ainsi que dans de nombreuses collections publiques et privées. Il reçoit le titre de l’Académie royale des arts du Canada en 1972 et le prix Paul-Émile-Borduas en 1985.

La vierge à l’enfant, 1981

La vierge à l’enfant, 1981

Bronze, 7|8, 39 x 9 x 7 cm

Sans titre (Circa), 1994

Sans titre (Circa), 1994

Encre sur papier, 35 x 28 cm

Sans titre (5), 1994

Sans titre (5), 1994

Encre sur papier, 35 x 28 cm

Sans titre (4), 1994

Sans titre (4), 1994

Encre sur papier, 35 x 28 cm

Sans titre (3), 1994

Sans titre (3), 1994

Encre sur papier, 76 x 56 cm

Sans titre (2), 1994

Sans titre (2), 1994

Encre sur papier, 76 x 56 cm

Sans titre (1), 1994

Sans titre (1), 1994

Encre sur papier, 76 x 56 cm

Moine Tibétain, 1999

Moine Tibétain, 1999

Bronze 1/2, 22 x 15 x 9 cm