Robert DESCHÊNES

Robert Deschênes est un artiste multidisciplinaire, mais peintre avant tout. Il crée des œuvres expressionnistes dont la thématique principale est axée sur les mouvements de l’eau. Il imagine des espaces lyriques par la représentation de paysages abstraits composés d’écritures picturales empreintes d’automatisme et de gestualité.

Dans ses compositions, des impressions de légèreté et de fluidité sont visibles; elles appellent le rêveur et interrogent le spectateur. Ses tableaux contiennent un étalement de couleurs lumineuses qui structurent l’ensemble de ses œuvres. Le mouvement des taches, traits ou coulées de peinture sont rapides et sillonnent la surface à peindre. Deschênes fixe sur la toile des explosions de lumières aux allures de feux d’artifices, de brasiers déchaînés.

La métaphore fait partie intégrante de la pensée qui compose ses toiles. Le concept de l’évolution de l’origine de l’Homme et de ses complexités y sont souvent sous jacents. Ces vitrines imaginaires sont les vibrations d’un vécu et d’un langage intuitif; elles tirent leurs références des relations que l’artiste entretient avec les autres, la société et son environnement. Influencé par la culture japonaise de l’époque d’Edo, il s’inspire du “Zenga”, un style calligraphique et pictural créé par les moines bouddhistes au 17e siècle. Ses tableaux possèdent la force du hasard, l’énergie du désespoir et de l’imaginaire et décrivent ce qui existe sans mot.

Robert Deschênes est né à Montréal, en 1950. Dès 1974, il réalise des décors de théâtre pour : Radio-Canada (Madame Bovary), Gilles Carle (Manon Last Call), Le Théâtre du Rideau Vert (Cantique des cantiques), l’Opéra de Québec (Seraglio) et la Place-des-Arts de Montréal (La flûte enchantée). En 1975, il ouvre la Galerie Gueul’Art tout en poursuivant son travail de peintre et, en 1985, il se fait connaître pour ses Charges d’éléphants. En 1983, au festival du Vieux-Québec, il réalise pour Carbone 14 une fresque Baby et signe la réalisation scénique de la pièce Le Rail à l’Espace Libre, à Montréal. En 1984, il crée une installation de plus de cent voitures peintes: Océan démontable , toujours pour Carbone 14.

De 1985 à 1989, il vit et travaille en France et présente ses œuvres dans son atelier aux Quais de la Loire à Paris, ainsi qu’à: la Délégation Culturelle du Québec à Paris, l’Espace contemporain de la Bastille, l’atelier Plac’Art de Paris, la Galerie Michel Guinle à Lyon, et une rétrospective de ses œuvres sur voitures, à Tours. En 1987, des œuvres monumentales et une série de performances (Car|casse) sont conçues pour la R.A.T.P au Château Fontenay-les-Briis. La même année, une performance pour Canal Plus est présentée au Cirque d’Hiver de Paris. Fin 89, à son retour au Québec, dans les Bois-Francs, il écrit : À l’heure des chiens sans laisse (non publié) et expérimente dès 1999 une série de peintures abstraites dont les influences sont tirées de la pratique du zen. Au Québec, ses œuvres ont été exposées au Musée d’art des Laurentides, à la Galerie Bernard, à la Galerie Récréation ainsi qu’à la galerie Magog-Art Contemporain.

> DÉCOUVREZ LA CAPSULE VIDÉO DE L’ARTISTE DANS L’ATELIER (Exposition SOUVENIRS FOCUS, avril/mai 2015)

Bayou, 2015

Bayou, 2015

Acrylique sur toile, 122 x 183 cm

Le fjord, 2014

Le fjord, 2014

Acrylique sur toile, 122 x 92 cm

Le ruisseau derrière la maison, 2014

Le ruisseau derrière la maison, 2014

Acrylique sur toile, 122 x 92 cm

Sous la pluie, 2014

Sous la pluie, 2014

Acrylique sur toile, 92 x 122 cm

Au cœur de la chute, 2007

Au cœur de la chute, 2007

Acrylique sur toile, 106 x 132 cm